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Le monde d'après : le convivialisme

Dernière mise à jour : 14 mai 2020


Même si aujourd’hui il est difficile de dessiner tous les contours du monde de demain, une chose est sûre : à la demande des consommateurs s’ouvre une nouvelle ère de l'entraide et de la proximité.

"La crise de la Covid-19 nous a appris à quel point nous dépendions tous les uns des autres, mais aussi d'une planète saine" Dominique Bourg, philosophe.

Demain le convivialisme : altruisme et proximité


L’idée du convivialisme, amenée avant la crise sanitaire, prend une nouvelle dimension aujourd’hui et sera une valeur montante et incontournable pour demain.

Le principe : nos enjeux sociétaux peuvent se résoudre par le retour de la convivialité et de la fluidité. Adopter ce mode de vie nous permettrait de simplifier notre quotidien, de décentraliser les décisions et de favoriser l’essor du participatif


Selon Jacques Attali, il ne s’agit pas d’une utopie, mais finalement d’une évolution logique de l’égoïsme humain. Car comme aujourd’hui tout est étroitement lié (environnement, production, consommation...), ce qui est bon pour moi est forcément bon pour mon voisin.

Dans ce schéma de pensée, la société se réinvente et met en avant des valeurs humaines et éthiques pour faire évoluer nos modes de vie vers davantage de durabilité.


Convivialisme : les valeurs montantes pour demain à prendre en compte


Nous allons voir se dessiner une nouvelle consommation d'appartenance

Le traditionnel "je consomme donc je suis" va doucement laisser place à une consommation plus engagée.

Les consommateurs vont vouloir consommer selon leurs convictions.

9 millénials européens sur 10 sont "prêts" à faire des sacrifices personnels pour avoir un impact sur les questions qui les touchent, notamment l'écologie. ("Millennial CSR", Cone Comms)


Quelles sont donc les valeurs montantes qui dessineront ce convivialisme ?


1. La proximité

Cette envie de "local" pourra se traduire dans différents secteurs.

En premier lieu, le commerce et la (re)valorisation du commerce de

centre-ville : 68% des Français se disaient déjà préoccupés par la disparition des commerces de centre-ville (CSA 2018).

Cette demande de proximité se généralise également à la grande distribution : 95% des Français estiment qu’il est important que leur grande surface habituelle soutienne l’économie locale.


Dans l’alimentation également. 89% des Français déclaraient avoir confiance dans les circuits courts pour garantir l’achat de produits frais et sains. Une question de transparence et de contrôle. 45% des Français disent avoir acheté directement chez un producteur, sans passer par les distributeurs (Natural Marketing Institute, 2019).

Mais aussi dans l’univers du travail : L’adoption du télétravail post-confinement : 53% des Français cherchent à ralentir leurs rythmes de vie et souhaitent réduire leur temps de trajet domicile-travail.


2. La valorisation du lien humain

On en parlait depuis longtemps, mais nul doute que le coronavirus sera un accélérateur de cette demande d’humanité. Une nouvelle donne forte pour le commerce qui devra replacer l’individu au centre : consommateur bien sûr, mais surtout producteur, artisans, fabricants etc.

un point crucial en pleine période de réinvention de la grande distribution : 21% des consommateurs n’apprécient pas le caractère inhumain de l’hypermarché (Obscoco, 2019) et 73% des consommateurs français restent attachés au contact humain dans l’achat (Golden Eyes, 2019).

3. La reconnexion à son environnement : l’idéalisation de la vie à la campagne


Durant le confinement, nous avons tous eu un rapport à l’espace et à la nature différent.

Une véritable échappatoire pour certains qui en profité, un dur sentiment de manque pour d’autres. Sans en être conscients, nous avons redécouvert notre environnement d’une façon nouvelle, recréant des liens homme-nature forts.

Cette demande ne cessera de s’amplifier avec l’accroissement des villes. Aujourd'hui 80% des Français vivent en ville. Déjà en 2019, 78 % des français disaient préférer vivre dans une ville moyenne ou une commune rurale (Ipsos).


Un rêve encore plus fort chez les plus jeunes : 60% des moins de 25 ans avouent avoir un fort attrait pour un mode de vie plus simple comme celui de la campagne (Ifop). Et pendant le confinement, 20% des 25-34 ans pensaient très sérieusement à acheter une maison en zone rurale.


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